Nos copines entrepreneuses #32 : Victoire Valmary, chineuse de mode vintage vagabones

Hello les copines, on est de retour pour un nouveau portrait de copine entrepreneuse. Cela faisait un moment je souhaitais vous parler de Victoire Valmary. Je l’ai rencontrée à Barcelone en 2016, alors que nous étions toutes les deux expats là-bas. Lors de ce café nous avons refait le monde et parlé de ce que nous voulions faire dans la vie.

Alors pourquoi est ce que je mourais d’envie de partager l’histoire de Victoire maintenant, en 2019 ? Tout simplement car Victoire a trouvé son métier-passion et qu’elle a réussi à en vivre en seulement quelques mois. Victoire est chineuse de mode vintage, et fait notamment des flash sales sur les réseaux sociaux et sur son site web VagabonesShop.com .  Elle nous inspire au quotidien dans un univers bien à elle. Victoire est aussi une photographe complètement amoureuse du 35mm avec un goût prononcé pour l’art. Bienvenue dans son univers.

L’interview, c’est parti ! 

1 – Hello Vic ! Avant d’être entrepreneuse, tu étais aussi blogueuse voyage. Peux-tu nous raconter ton histoire avec ton blog et instagram intitulé « Vagabones » ? Une petite retrospective pour les copines !


Avant de parler de mon blog il faut d’abord que je parle de mes parents. J’ai la chance d’être née dans une famille d’entrepreneurs/voyageurs. J’ai durant toute mon enfance vu mes parents entreprendre. Ils ont toujours évolué dans des secteurs qu’ils aimaient et toujours réussir à atteindre leurs objectifs. Ce sont aussi de grands voyageurs ! Alors que j’habitais dans une petite ville du sud ouest de la France, je partais régulièrement dans des voyages improvisés aux quatre coins du monde. Ils m’ont très tôt ouverte à d’autres cultures, ils ont éveillé ma curiosité, ma créativité, j’étais une petite fille très épanouie.

Grandir et choisir sa voie

En 2012, j’ai eu mon bac. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire et j’ai donc commencé, par défaut, une école de commerce. Au bout de 7 mois à Toulouse, mes parents m’ont appelée un soir et m’ont dit qu’ils partaient pendant un an en Asie. Ils m’ont dit que si je souhaitais, je pouvais partir avec eux ! Cela signifiait arrêter la vie étudiante et utiliser l’argent qu’ils avaient mis de côté pour moi pour financer mon voyage. Bon j’avoue que les études c’était pas trop mon truc, je ne m’y suis jamais sentie à ma place : j’ai du mal à apprendre des choses que l’on m’impose du coup j’ai pas mis longtemps à leur dire oui.

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Le voyage en Asie

Je voulais construire quelque chose autour ce voyage, quelque chose que je pourrais garder et partager. Je n’avais jamais fait de vidéo mais j’ai acheté une GoPro et j’ai appris sur le tas. Au fil de mes vidéos, je me suis perfectionnée et tout d’un coup j’avais du succès. GoPro m’a contactée et fait signer un contrat de « creative talent ». Ils achetaient les images que je tournais pour les utiliser à des fins publicitaires. Ce voyage m’a changée et m’a vraiment permis de me trouver. J’ai compris que j’étais quelqu’un de créatif. Après cette année je savais que je ne reprendrais pas mes études et que j’allais faire tout mon possible pour trouver ce qui me rendrait vraiment heureuse. Ça m’a pris cinq années, j’ai habité deux ans à Barcelone (où l’on s’est rencontrées, et où j’ai commencé la photo) et depuis trois ans à Paris.

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2 – Comment as-tu eu le déclic pour la mode vintage et eu envie de te créer ton propre métier ? 


En fait j’ai toujours aimé la mode, le vêtement c’est vraiment quelque chose d’obsessionnel chez moi et ça depuis que je suis toute petite. J’ai toujours eu un style décalé, j’ai toujours aimé m’amuser avec les couleurs, rechercher une pièce particulière, mon style est le reflet de ma personnalité. Pourtant je ne m’étais jamais dit que j’en ferais un métier !

Quand j’ai emménagé à Paris, j’ai enchainé les petits boulots, jusqu’à ce que je sois embauchée à Kiliwatch en tant que responsable friperie femme. J’aimais bien chiner mais je n’y connaissais pas grand chose. Je recevais plus de 500 pièces chaque semaines, j’ai donc très rapidement appris le métier… Et ça m’a aussi très rapidement passionnée ! Le problème c’est que toute mes paies partaient dans les fringues… Lorsque je suis partie (pour des tas de raisons) j’ai décidé de continuer dans cette voie vu que ca me rendait heureuse et que j’étais plutôt bonne pour ça. Trouver des fringues vintage serait dorénavant mon métier.

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Instagram Vagabones : https://www.instagram.com/vagabones/

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3 – Les copines t’ont connues à travers un premier projet de mode vintage qui s’appelle « Prologue Vintage » qui n’a pas fonctionné et que tu as arrêté. Tu as réussi à rebondir toute seule. Quels sont les conseils que tu donnerais aux copines qui n’y arrivent pas « encore » ou qui vivent un « échec » ?

Echouer c’est apprendre. Si je n’avais pas échouer lors de mon premier projet je n’aurais jamais pu rebondir aussi rapidement et créer Vagabones Shop en à peine une semaine. Grace à Prologue j’ai appris les bases, j’avais les contacts et je savais par où commencer et comment m’y prendre. Si Prologue a échoué c’est parce que l’on était deux et que nos visions du marketing et de la communication étaient totalement opposées. Il faut se faire confiance, si vous avez une idée foncez, il y aura toujours quelqu’un pour vous dire que c’est nul ou pour critiquer, par contre il n’y a que vous pour développer votre idée ou au moins l’essayer. Il n’y a rien à perdre à essayer, il faut être courageuse, persévérer, et surtout ne jamais perdre confiance en soi.

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4 – A quoi ressemble une journée avec toi au « bureau » à Paris ? On nous dit à l’oreillette que tu chines même pendant tes voyages ?


J’ai lu « Bureau » et j’ai explosé de rire. C’est chaotique en apparence mais très organisé dans ma tête. J’habite à Paris dans un studio avec mon copain qui lui aussi travaille dans le vintage, le problème c’est que chez nous il y a des vêtements jusqu’au plafond. Mon bureau c’est par terre chez mes parents, mais c’est que une semaine et demi par mois (lorsque je dois faire la post prod shooting , les fiches produits et préparer la communication). Le reste du temps je le passe à chercher les 50 pièces pour la sélection suivante et ça, effectivement, je peux le faire n’importe ou dans le monde. 🙂

Par contre j’ai vraiment besoin d’un bureau et d’un grand appartement qui sera l’appartement le mieux organisé pour travailler au monde !!!

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Instagram Vagabones : https://www.instagram.com/vagabones/

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5 – Comment choisis-tu les pièces de tes sélections ?

Au coup de coeur. Si ça fait partie de la sélection c’est que je l’aime et que je pourrais le porter. Je suis forcément influencée par les tendances, et les créateurs d’aujourd’hui, surtout en habitant Paris, mais ce n’est pas forcément par rapport à ça que je choisis mes pièces. Après j’ai mes moments, je peux être obsédée par un créateur, une couleur, une certaine forme de manche et on va le retrouver dans mes choix. Mais, heureusement, je change régulièrement d’obsession.

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5 – Pas trop dur d’être aussi « multi taches » en étant « toute seule » dans son projet ?


Pour l’instant ça va, ça ira beaucoup mieux quand j’aurais un Appart/bureau (haha) mais c’est gérable pour l’instant. J’apprécie chacune de mes journées même celles que je passes à me casser le dos à prendre les mesures, laver, repasser, préparer les commandes etc. Je le fais toujours dans la bonne humeur. Je n’ai jamais vraiment l’impression de travailler en fait même si c’est presque du 8h / minuit tous les jours. Bref on peut dire que je suis épanouie je crois. 🙂

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6 – Quelles sont tes inspirations au quotidien ?

Ce que je vois, vis et entends chaque jour, que ce soit une découverte ou quelque chose que je redécouvre. J’écoute beaucoup de podcasts, surtout Entreprendre dans la mode et Transferts, je lis beaucoup de biographies. J’aime les histoires vraies, je trouve ça motivant, inspirant. Je voue un amour inconditionnel à Françoise Hardy, sa musique, son style, sa personnalité, son histoire. Aux années 60-70 en général en fait.

J’observe beaucoup aussi. Parfois je vais croiser une fille dans la rue, bloquer sur un détail de sa tenue, et commencer une traque pour trouver quelque chose de similaire. Je peux être assez obsessionnelle.

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7 – La communication est ton point fort, et l’image aussi. Est-ce cela le secret pour avoir réussi à faire décoller ton projet uniquement sur instagram en quelques mois ? 


Je ne me prends pas trop la tête dans ce que je poste, quand j’ai une idée je la met en place instantanément. Quand je fais une story je ne me demande pas ce que les gens vont en penser, quand je dis quelque chose c’est la vérité. Je me mets personnellement en scène, je partage mon quotidien, la recherche des produits, je réponds à tous les messages, tous les commentaires. Mais je pense que le succès de Vagabones vient surtout des prix très attractifs (bien en dessous de ceux de ma concurrence) et des vintage reviews qui permettent à mes clientes de se projeter et de donner leurs avis sur les produits à venir grâce aux sondages instagram. En fait j’essaye vraiment d’impliquer mon audience dans mon quotidien et de partager ma passion. Vagabones c’est 100% moi.

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8 – Quels sont tes projets pour cette nouvelle année ?

Je ne me projette absolument pas concernant Vagabones, tant que je gagne suffisamment d’argent pour faire ce que je veux ça me convient. Je travaille au fil de mes idées.
Côté perso j’aimerais beaucoup emménager sur la côte basque, mais comme j’ai un statut d’auto-entrepreneur je galère à faire accepter mon dossier, donc c’est pour l’instant compromis.
Et sinon beaucoup de voyages j’espère. Tu m’as d’ailleurs donné très très envie d’aller faire un tour au Yucatan… 🙂

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9 – Enfin quels sont les conseils que tu donnerais aux copines entrepreneuses qui souhaitent vivre de leur passion ?


Déjà si vous avez moins de 25 ans prenez le statut d’auto-entrepreneur, il y a pleins d’avantages et de solutions mis à notre disposition. Personnellement je ne suis imposable qu’a hauteur de 3,7% et je ne paye pas de taxes pendant 3 ans. (sauf si mon CA dépassent une certaine somme).

Et sinon, surtout écoutez-vous et n’ayez pas peur du quand dira t-on, la clé c’est la confiance en soi, donc si vous avez des problèmes à ce niveau là c’est votre priorité absolue.

Love

Pour suivre Victoire et Vagabones, direction Instagram : https://www.instagram.com/vagabones/

 

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