Aujourd’hui on vous présente Narjess, elle a tout quitté, sa vie confortable à Paris, son boulot, son appart pour partir voyager 4 mois en Asie. C’est au détour d’Instagram que Julia l’a rencontrée et qu’elle nous a confié son histoire pour inspirer d’autres copines.

J’ai quitté Paris: le déclic 

Cette idée de voyage mature dans ma tête depuis un moment. J’ai souvent rencontré des gens qui partaient longtemps et à chaque fois je me disais “moi aussi il faut que je le fasse” sans vraiment savoir comment, ni quand, ni me donner les moyens. Je rêvais simplement du jour où je ferais une pause dans ma vie pour partir.

Donc je menais une vie très classique à Paris : Metro – boulot – dodo et puis sortie dans les mêmes endroits tous les week-ends. Ce rythme là a commencé à éveiller chez moi une véritable haine pour la ville, et pour ma situation. Clairement, je n’étais pas heureuse. Je faisais tout en mode automatique. Ca a été le déclic : il fallait que je quitte cette vie. Ma condition morale en dépendait. J’ai commencé à en parler à mon copain, qui n’était pas ultra chaud au début et il a changé d’avis au fur et à mesure. Entre temps, une opportunité pour aller travailler à New York s’est présenté à lui. On avait donc un timing sur un départ de Paris. Mais l’idée du voyage en Asie était toujours présente dans nos esprits. Que faire, céder à la pression sociale en allant courir après l’argent à New York ou se faire plaisir et partir à l’aventure en Asie? Au final, notre choix été fait depuis le début : vivre libre pendant des mois vaut tous les dollars du monde! 

Voyager en Asie : l’organisation 

Le mois de départ nous a été un peu dicté par l’opportunité refusée par NY car on avait prévu de quitter nos boulots respectifs pour fin août. Pour être honnête, nous ne sommes pas les personnes les plus organisées au monde donc les billets ont été pris un mois avant le départ (coup de bol, ils n’étaient vraiment pas chers). On n’a pas vraiment établi de carnet de route. On savait à peu près les pays où on voulait aller, la limite au niveau du temps en fonction des visas et on s’est dit qu’on ferait notre parcours au fur et à mesure de nos envies et rencontres sur place. Au niveau des sous on s’est fixé une limite de 1500€/mois donc budget max de 6000€. 

Concernant l’appartement , on a opté pour la solution “on le garde” pour avoir un point de chute à notre retour. Au final , on regrette un peu car on veut quitter Paris. Et on se pose également la question d’étendre notre voyage. 

Quoi d’autre ? Les vaccins ! On est allé au centre de vaccination air France qui a essayé de nous vendre tous les vaccins du monde. Heureusement , on s’était renseigné sur les plus importants à faire. Concernant les visas, on n’a rien pris en avance, il est assez facile de le faire directement à l’arrivée dans chaque pays. Voilà, il ne manquait plus qu’à faire nos sacs et nous étions bons pour le départ. 

Mes premières impressions à l’arrivée

Un gros melting-pot d’émotions : le choc culturel, la joie d’être là, la difficulté au niveau du confort, le bonheur de partir à l’aventure tous les jours.. 

On n’a pas eu de chance au niveau des hôtels au début sur l’île de Java en Indonesie : ils étaient sales, inconfortables, sans eau chaude. Ca a été un trop grand changement avec la vie confortable de Paris et pour être honnête, je ne m’étais pas préparée à ça. Après, en allant sur Bali, nous avons retrouvé du confort car pour le même prix, le standing est bien plus élevé. 

Nous avons passé notre premier mois en Indonesie , et il a été magique comme compliqué. Magique car nous avons vu et fait des choses pour lesquelles je n’ai pas de mots pour décrire la beauté et les émotions procurées. Et compliqué au niveau de la nourriture, de la différence culturelle et du confort. 

Je me sens vivante : mon deuxième déclic

Je vous expliquais plus haut mon déclic pour partir en voyage. Lors du voyage: j’ai eu un deuxième déclic à peu près un mois après mon départ  : celui où je me suis rendu compte que j’étais détachée de toutes les choses. Au fur et à mesure, tu te fais à tout, aux gens, à leur façon de fonctionner, aux hôtels parfois miteux. Tu te rends compte que tout cela te passe au-dessus et que tu es simplement heureuse et vivante. Il y a également le détachement avec ta vie confortable : plus rien ne te manque. Et je pense que c’est à ce moment là que tu commences à vraiment profiter de ton voyage. Je me surprends à avoir les larmes aux yeux parfois, car je me sens simplement vivante ici. Je vois tellement de belles choses, tous les jours, j’ai l’impression que c’est trop pour une seule personne et que mes yeux et mon cœur vont exploser. Les sentiments ressentis sont indescriptibles. 

 

Ce que j’aurais aimé savoir avant de partir 

Ça me tient vraiment à cœur d’écrire un paragraphe là dessus. J’ai trop souvent lu des blogs et articles disant à quel point il été facile de voyager en Asie, que les gens étaient adorables, que tout était “amazing” etc.. Alors oui, il est facile de voyager en Asie car 1/ ici tout est possible et 2/ cela ne coute pas très cher pour nous occidentaux. Mais j’aurais aimé savoir certaines choses avant de partir (je ne parle pas d’un pays en particulier mais vraiment d’un sentiment général). Ici, les locaux pensent que TOUS les occidentaux sont riches. Donc , selon les régions, les gens sont très insistants , à vouloir à tout prix vendre leurs bibelots, à la limite de l’agressivité. Ils essaient pas mal d’arnaquer. Les filles sont ultra connectées sur les réseaux sociaux. Et pour elles, les filles qui voyagent sont l’incarnation de ce  qu’elles aimeraient être. Donc elles te regardent méchamment , avec jalousie, te dévisagent de la tête aux pieds pour voir comment tu es habillée. Et les hommes, je n’en parle même pas. Après, il n’est pas toujours facile de bouger tout le temps. Tu arrives quelque part, tu défais ton sac, tu sais que le lendemain il faut que tu penses à l’endroit où tu veux aller après, trouver le moyen d’y aller, réserver le bus, avoir des mauvaises surprises avec les bus, prier pour ne pas mourrir car ici les gens roulent comme des dingues, sans aucune limite. Il faut savoir que la vie sur la route n’est pas toute rose et assez fatiguante. Et enfin, et je vais critiquer mes confrères européens , trop de touristes se pensent au dessus de tout ici juste parce qu’ils sont dans des pays pauvres. Non, il n’est pas normal d’exiger de fumer dans un endroit non fumeur juste par prétexte que tu vas consommer 4 bières de plus qu’un local. Et il est encore moins normal de gueuler parce que tu ne peux pas rentrer dans un temple bouddhiste en mini short. Le respect n’a aucune frontière et certains l’oublient un peu vite. 

En relisant, ce dernier paragraphe, j’ai l’impression d’être négative , je vous rassure, j’adore mon voyage, je suis loin d’être à plaindre et je rencontre des locaux géniaux, mais je pense qu’il est vraiment important de ne pas partir avec des idées faussées, surtout lorsque l’on part longtemps.

Ce que ce voyage a éveillé en moi 

Il serait disproportionné de dire que ce voyage m’a complètement changée, surtout au bout de seulement 2 mois, mais il a éveillé des choses en moi. J’ai toujours aimé le confort et les belles choses mais maintenant je me rends compte que je n’ai pas besoin de ça pour être heureuse. Un couché de soleil sur le Mékong vaut 100 fois mon lit moelleux de Paris. J’apprends à sortir de ma zone de confort, cela me renforce. Je me surprends à repousser mes limites (mentales et physiques). De nature impatiente, je commence à devenir calme et zen. Maintenant, je préfère rire des petites galères plutôt que de les prendre trop à cœur. Je découvre tout un tas de choses enfouies en moi et ce voyage me permet d’explorer des nouveaux traits de caractère.  

La suite …? 

J’appréhende le retour car j’ai peur de trop subir la pression sociale. Je réalisé un peu plus chaque jour que je ne fais pas partie de ce moule , celui des gens carriéristes qui se donnent corps et âme à leur boulot. Je respecte chaque personne, chaque mode de pensée , chacun trouve son bonheur à sa façon mais je refuse de participer à l’enrichissement d’une boîte au détriment de mon enrichissement personnel et de me laisser façonner par la société. 

J’aimerais trouver le moyen de gagner ma vie par le biais d’une passion, comment y arriver ? Aucune idée je ne me suis pas vraiment encore posée la question. Je ne sais pas ce que la vie me réserve et pour une fois, l’inconnu ne me fait pas peur. Et puis qui sait où ce voyage peut me mener 😉 

À très vite les copines,

Narjess.

Toutes ses aventures sur son compte instagram : @narjessbena

N’oublies pas également de nous suivre sur instagram @heylescopines !

Et pour découvrir d’autres portraits de copines voyageuses, c’est par ici

– Comment Marina Comes est devenue instagrammeuse et voyageuse
Hélène, l’instragrammeuse derrière girlborntotravel
Le tour du monde de la biche !

À très vite les filles, on espère que ça vous inspire.

 

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Hey Les Copines

Caroline et Julia se rencontrent à Los Angeles en 2014, ensembles elles décident de créer cette belle communauté de femmes qui bougent ! C'est en 2020 qu'un nouveau vent souffle sur la communauté avec l'intégration d'une équipe de girlboss : Manon, Maëve, Marine, Alix, Sophie et Caro C. Bons plans, expériences, créations, voyages, entrepreneuriat, expatriations : les copines abordent tous les sujets qui leur tiennent à coeur.


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